Projet 204

Trois ans après le Projet 202, je reviens au Japon en 2008 avec le Projet 204! Un nouvelle chambre à Tokyo donc…
Y a ma douce qu’est venue!
Y a la cousine qu’est revenue!

Oh ben c’est encore Kyoto ! On voulait faire vite !

Mariane, en plus de sa passion pour les toits et les arbres à feuilles jaunes, s’est pris d’un intérêt bien normal ici pour les jardins Zen. On en a vu un énorme a Koyasan et il fallait donc bien aller visiter le plus célèbre du monde : le Ryoan-ji !

Alors évidemment la petite avait pas retenu que celui de Koya était le plus grand du japon et que celui de Kyoto serait forcément plus petit. Donc les chaussettes se balancant depuis le petit promontoire qui domine ce joli mini golf en gravier, on était un peu déçus ; elle parce qu’il était petit et moi parce-qu’on s’était quand même tapé douze bornes à pattes pour le voir ! Mais après quelques minutes de contemplation parmis des japonais aussi Zen qu’un stade de foot, on a fini par apprécier.

Surtout que cet art-là vise à réduire la nature, à la confiner dans un endroit restreint. C’est le principe du bonsaï appliqué a tout le jardin, voire même le monde.

Ça méritait bien de regarder Mariane relacer ses Quechua.

Coeur, coeur, coeur
Coeur, coeur, coeur

Bon avant ça on a vu le temple a la terrasse là, le Kiyomizu-dera. Une grosse terrasse flanquée contre la montagne, sorte de grand hôtel megévan dans lequel roupilleraient des moines.

Après, detour par Toei Studio, un studio télé qui fait visiter sa petite ville période Edo ! Alors une petite heure pour faire le tour, des spectacles mécaniques époustouflants comme le dragon qui fait de la vapeur ou le gros bonhomme qui sort des arbres en bougeant la tête. Ah et le show de kabuki aussi, qui finit par un sacré jeu comique de la part des acteurs ! Oh oui, rien de tel que le Toei studio pour finir un périple et s’entendre dire sans regret : allez, on rentre !

Fais attention au bassin. En plus y a un dragon.
Fais attention au bassin. En plus y a un dragon.

C’était bien c’était chouette l’aventure tranquillou ! On a encore des aventures à venir (et des dessins du jour aussi) mais voir tous ces trucs, dormir dans tous ces endroits si differents nous a vraiment montrer le japon.

Bon ben je reste toujours très mystérifié par l’attitude des Japonos dans leurs temples.

C’est un rapport curieux qu’ils semblent entretenir avec eux. On dirait que c’est la principale attraction historique du Pays, et les temples Shinto ou Bouddhiste, surtout dans cette période automnale si propice au tourisme Japonais, se visitent comme des musées ou des parcs d’attractions.
On y croise des meutes d’enfants de tous âges, chapeaux jaunes ou uniformes de marine qui y courent, y crient, y rient sans aucun égard pour ce qu’on nous a toujours présenté comme une religion. Et pareil pour les adultes, ils parlent, s’interpellent, pose comme des cons devant n’importe quel gadin ! Bref passe (à la Japonaise) un bon moment ce que je ne leur reproche pas. C’est juste une approche tellement excentrique d’un lieu, qui malgré les différence de religions, reste un lieu de prière ou, semble-t-il, le silence devrait être sinon respecté, au moins demandé. M’enfin, je suis peut-être juste un vieux con.

Z'ont dépensé sans compter.

Z’ont dépensé sans compter.

On est allé à Nikko aujourd’hui. Nikko c’est un haut lieu du Temple ! C’est là qu’est enterré le premier Shogun Tokugawa, et pour l’honorer, ils lui on payé une montagne de temples plus richement décorés que tout ce qui c’était déjà fait au Japon ! Ma douce les voit comme des temples bling bling bien plus colorés et, d’ailleurs chose unique je crois, entièrement laqués de rouge, comme les colonnes de feu nos restaurants chinois.

Alors on enlève ses chaussures et on évite les gosses qui courent de pièce en pièce, on écoute le moine qui récite mollement son explication en moins de cinq minutes et qui la conclue généralement par un coup de bâton ou un tapement de main très démonstratif.

Tout ça ressemble plus à une petite fête foraine.

En fait on a bien apprécié, surtout ma douce qui, venue ici avec une vague appréciation des sushis, repart avec un intérêt pour les toits, les jardins zen, les arbres oranges et rouges, les fruits carrés etc… A Nikko elle était servie en toits et arbres rouges. Ah oui parce que c’est dans la montagne à 2h30 de train ! Mais ça valait le coup, et puis on a évité la cassure. Une journée avec moins de deux heure de train pour nous, c’est comme un pyjama sans rayure… Il manque un truc !

Et oubliez pas de lire les posts de l’Aventure Tranquillou plus bas ;)

Le dessin du jour!
Le dessin du jour!

La douce est partie. Elle a beaucoup aimé le Japon ! Plus qu’elle ne pensait, donc ça c’est chouette pour votre serviteur qui compte bien revenir à l’occasion !

Et s’achève la deuxième partie de ma balade, la partie « visite ». Ca fait un mois que je déconne et que je gambade avec une copine, ça fait quinze jours que je déconne et que je gambade avec ma copine. Et puis tout d’un coup, plouf plouf, Bibi tout seul. 

Plus de commentaire à faire tout haut sur les Japono, plus de blague faussement lourdingue, plus d’aventure non plus ou en tout cas bien moins. Et plus de cette aisance pécuniaire que mon budget, élargi pour l’occasion, me permetait.

Pour le blog ça veut dire plus de dessins du jours, ma graphiste est partie. Bref, aujourd’hui je me lamente juste. Il y a un énorme Roll pour Mariane et l’Aventure Tranquillou.

M’enfin commence la troisième partie hein, pleine d’aventures, de découvertes, de Triston McMillan, de Rod Rolirad ! Bref, c’est un peu comme la première mais version conclusion !

Petite note mise à part, Mariane Laforest est arrivée saine et sauve dans notre domicile du 3e arrondissement. 

Voilà de quoi satisfaire une dernière fois tous ses fans et me permettre un petit article de ronchon, gniackgniackgniack…

J’ai encore eu une chouette expérience « communication » hier. C’était chez mon traiteur favoris « HottoMotto », sorte de fast food exclusivement à emporter qui sert tout ce qui se fait de bon au Japon. 

Alors fier de ma prononciation en matière de bouffe, je lui commande un Katsu-Don, un bol de riz sur lequel dorment des tranches de roti de porcs panées, des Cutlets et en japonenglais des Katsu. 

7 en Japonais.

7 en Japonais.

Et là, la petite serveuse me sort une phrase de dix plombes où s’entendait le chiffre 6, même si sa main formait le signe 7. Donc croyant bien devoir attendre 6 ou 7 minutes je répète : Ryoku pun ? 

Alors là j’ai droit au regard apeuré de la Japonaise face à un grand dilemme linguistique, c’est comparable au visage qu’a dû faire l’Empereur quand on lui a demandé de renoncer à sa divinité. Elle a bien sûr tenté de me sortir une autre phrase encore plus longe, plutôt que de me répéter lentement ce que je n’avais visiblement pas compris, puis est partie en panique chercher sa supérieure… (enfin la vieille à la friteuse) après que votre serviteur, les yeux suppliants, ai renoncé dans un terrifiant « a bit of english ? »

Je me demande bien comment Mammie peut mieux parler qu’une gamine sortant du lycée (où on enseigne bien  l’Anglais hein, j’ai vérifié), puis je l’ai écouté articuler méticuleusement un autre truc toujours en Japonais. A ce moment j’ai bien cru que le Kastu-Don devait être indisponible, subitement interdit par le gouvernement, ou alors ça voulait aussi dire chaussure, ou mort-aux-vaches.

J’ai dû montrer un geste d’impatience aussitôt regretté, puis la vieille et la petite sont reparties derrière à la recherche du salut. Il est venu dans la personne d’un grand boutonneux en uniforme de vendeur de friture. Alors lui parlait anglais mais tout bas pour pas que les clients l’entende, et surtout pas moi. Après lui avoirfait répété j’ai pu comprendre « seven minutes »

Et là sans la pleutrerie renommée de votre serviteur je crois qu’il aurait payé pour les deux autres. Je veux dire c’est même pas de pas parler anglais, c’est de rameuter tout son monde alors que de toute façon je m’attendais bien à attendre environ 5 minutes ! C’est HottoMotto !

C’est pas la première fois, je me souviens d’un Cold Stone avec Marie. C’est une chaîne de glaciers américains où l’on met dans votre glace des snickers écrasés, des M&M’s pillés, des bananes, bref tout ce qu’on veut. Celle-là se trouve bien en vue à la sortie de la gare de Shinjuku, autant dire que des Ricains, ils doivent en voir défiler.

A peu près cette tête

Bref, après avoir bien énuméré tous mes ingrédients, précisé la taille de ma glace, dans une coupelle, pas un cornet etc… Elle me pose une dernière question fatidique. Impossible de comprendre. Elle me répéte la même phrase cinq fois, au cas ou entre temps j’ai passé mon brevet de Japonais, puis elle disparaît. Les gens s’accumulent dans la queue, moi j’ai l’air con, je suis mal à l’aise, une autre gamine arrive, pas plus dégourdie, puis sort enfin le Joker, la petite dernière qu’on doit enfermer au fond mais qui parle anglais. En fait, j’avais demandé coulis de caramel et Kit-Kat, mais est-ce que je voulais plus de Kit-Kat, ou plus de Caramel ? (je crois j’ai dû faire la face de l’Empereur moi aussi)

J’ai souvent mis ça sur l’incapacité des Japonais à oublier la règle, à s’assurer que le client a bien ce qu’il veut. Mais après renseignements pris auprès de plusieurs personnes ayant enseigné à des Japonais. Les jeunes Japonais sont juste très cons. Aussi con que des jeunes américain peut-être plus. 

Donc plutôt que de laisser courir, d’omettre volontairement une information qui n’est pas vraiment vitale aux pauvre Gaijin qui tout d’un coup à l’air très con, ils insistent, se perdent, se confondent car leur scolarité leur a interdit toute singularité, toute initiative, depuis la maternelle on les a entraîné à faire tous la même chose à jouer tous aux même jeux sans égard pour leur personnalité… Pas s’étonner qu’après durant leurs premiers emplois, ils fassent chier Bibi !

M’enfin c’est quand même des moments rigolos qui vous posent en grand terrificateur du quartier. Je sais bien que pour mon prochain Katsu-Don, la petite va trembler en me voyant rentrer, ou qui sait, peut-être me laissera-t-elle dans l’inconnu, dans le flou total et me regardera attendre deux minutes de plus en riant de son mefait ! 

Bien fait !

Pour la peine

Pour la peine, je vais manger un McPurée.

Alors d’abord un BON ANNIVERSAIRE à mon cousin Raphnou, je lui dédis ce merveilleux article.

Alors si j’ai pas fait beaucoup d’articles sur les quartiers de Tokyo c’est que la plupart ont déjà été couverts il y a trois ans et surtout par la plupart des blogs de voyage nazbroques où Caroline et Jean-Sé, très attachés à leur rôle de touristes instruits, se font un devoir que de filmer le croisement de Shibuya pour le faire découvrir au monde… (s’il y en a qu’on jamais vu…)

Par contre, il y a des tas de quartiers moins connus de Tokyo et donc qui méritent ne serait-ce que quelques mots et photos.

TAKADANOBABA !

Alors lui il est surtout connu pour sa proximité avec deux grosses universités (Waseda et Gakushuin) ce qui en fait un coin bourrés d’étudiants bourrés. Mais c’est pas ce qui m’éclate moi !

Moi ce qui m’éclate c’est ça : [audio:takadanobaba.mp3]

Cette musique de notre (ma peut-être) enfance entendue à la fermeture des portes du train, pour on ne sait quel raison, dans cette station au nom rigolo… 

Astro Boy ! Mighty Atom ! ou Astro le Petit Robot pour les francophiles amis des « petites » choses… la fermeture des portes lui est dédiée…

L’histoire c’est que Astro Boy serait né en l’an 2003 (Blade Runner, Retour vers le Futur, Star Trek, oui Tezuka s’est trompé aussi !) dans le quartier de… TAKADANOBABA !

Alors ce Pinochio Japono et son créateur sont assez présents  vers la station de Baba (son petit nom pour les locaux). Y a des fresques à la sortie et quelques références discrètes.

Sinon dans le quartier on trouve curieusement beaucoup de restos Indiens et une reproduction du coffre de Picsou…

Notez qu'on voit jamais le drapeau chez nous.

Notez qu'ont voit jamais le drapeau chez nous.

Je le sais, c'est tout...

Non, Picsou il est né à Glasgow. Je le sais, c'est tout.

Les enseignes indiennes c’est à cause de la communauté Birmane installée en force à Baba et du fait que monter un resto de bouffe birmane, je suppose, ne fait rêver personne, même pas un Birman.

D’où le célèbre dicton Japonais « ビルマニ現インド在活ベルギニ動をフランス停止させらレストランです » (le Birman est au resto Indien, ce que le Belge est au resto Français).

Ouais, ouais beaucoup de photo pour vraiment pas grand chose, mais c’est pas de ma faute si le quartier il assure pas derrière !

Tokyu c’est une de ces grosses société ferroviaires Japonaise qui pour rentabiliser sa ligne de chemin de fer construit au bout des trucs attrayants comme des parcs d’attraction, des resorts, ou des grands magasin. Donc après plusieurs dixaines d’années ils se rerouvent à la tête de dixaines de chaînes de magasins, hotels etc…

Tokyu Hands c’est cent fois mieux qu’un grand magasin parce qu’on y trouve absolument tout et dans des quantité de déclinaisons incroyables. Le plus connue est le Flagship magaz de Shibuya, mais y en à Shinjuku, Ikebukuro, Ginza, Tokyo Bay, Kitasenju et j’en passe. Y en plein d’autres au Japon, même si plus on s’éloigne de Tokyo et plus ils se font rares… Ca a commencé comme un magasin de bricolage, d’où les mains du logo, mais maintenant y a bien que de la bouffe qu’ils ne vendent pas ! Un truc de dingue qui méritait bien 32 photos et autant de légendes inutiles.

Bon la nouvelle importante c’est qu’il fait super beau et chaud ici, et qu’on pourrait en parler des heures si on était dans un ascenseur. Sinon j’ai mis à jour la section « mes trucs » maintenant y a aussi Tokyu Hands ! Un magasin de fou qui a tout ! Tout ! Bref c’est PAR LA

Alors toujours dans cette série des quartiers méconnus de Tokyo, je suis allé faire une virée à Kanda qui depuis longtemps n’était pour moi qu’une station de train tout près de Tokyo (la station aussi).

D’abord y a un Burger King ! Depuis 2001, comme chez nous, Burger King avait décidé d’abandonner le marché Nippon et c’est seulement depuis cette année qu’ils retentent le coup avec des restos dans les principaux quartier + Kanda ! (ouais je devrais finir par les infos les plus importantes je sais)

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  <a href="https://s3.us-east-2.amazonaws.com/media.benmerde.com/uploads/img_5203.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-695" title="img_5203" src="https://s3.us-east-2.amazonaws.com/media.benmerde.com/uploads/img_5203-150x150.jpg" alt="Ils me donne faim." width="150" height="150" /></a>
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  Ils me donne faim.
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Kanda, comme je l’ai dit c’est le quartier le plus proche de Tokyo, le Wall Street, ou la City Tokyoïte dans lequel à part des building et des parkings y a absolument rien de fun à faire ou à bequeter. Donc à la pause de midi, ce sont des troupeaux de costumes et tailleurs qui marchent tranquillement vers Kanda pour y bouffer des Ramens, des Okonomiyakis, des Donburis et… des Burger King !

Ensuite à Kanda c’est aussi un gros temple Shinto bien connu ici, le Kanda Miyojin. Très joli, bien laqué comme à Nikko et avec tout ce qu’il faut dans un beau temple Shinto (j’en parlerai un de ces quartre)

Des temple Shinto il y en a ailleurs, mais le truc dingue de Kanda c’est son église Orthodoxe de type byzantine ! En anglais elle s’appelle Cathedral of the Holly Resurection, mais ici il l’a surnomme juste Nikoraï, c’est mignon, on a envie de lui ébouriffer les cheveux.

Je suis allé la visiter évidemment. On peut voir un panneau qui invite le pèlerin en lui informant juste que la « donation » obligatoire est de 300 Yen. On est ensuite accueilli par une charmante vieille qui utilise son plus bel anglais pour demander à tous les Gaijin qui se présentent : « Are you from Russia ? »

Elle avait l’air déçue, mais j’ai payé quand même.

C’est assez simplement garni vu que Kanto Earthquake* dans sa rage contre tout ce qui n’était pas plat, l’a bien bousillée au passage. Ils l’ont reconstruite mais plus basse et avec un intérieur bien moins riche. C’est pas plus mal vu qu’une église Orthodox n’est finalement qu’un gros carré accessible que pendant les cérémonies.

Ah ben voilà, Kanda, c’est ça ! please add pictures

*Le tremblement de terre de Kanto de 1923, excusé ce franglais, mais je trouve que « le tremblement de terre de Kanto de 1923 », ça fait moins gros méchant japonais.

Allez parce que ça fait longtemps qu’on a pas chié :)

Depuis quelques semaines déjà je vit avec deux collocs anglais qui pour des raisons financières malheureuses crèchent tous les deux dans une chambre à peine plus grande que la mienne. Il se trouve qu’ils sont très sympas, des « comment ça va ? » réguliers, des petites conversations de cuisine fort sympathiques, surtout que pendant mon mois de visites j’ai pas eu vraiment le temps de sympatiser.

Hier on est sorti boire un verre à Ueno, et on a bien rigolé malgré leur accent de Manchester qui m’enferme parfois dans de grands moment de solitude. Ce sont Alexander et Graham, et je pense bien refaire des trucs avec eux, c’est un peu ce qui m’a manqué depuis que je suis arrivé à Uguisudani.

Mais alors pourquoi cette article en traitre ?

Parce qu’ils ont pas débarqué tout seul ! Deux jours après l’arrivée tapageuse de ma chère et tendre, on a eu un nouveau venu !

Faut comprendre qu’ici, vu que tout le monde quittent ses pompent en entrant, les chaussures sont le premier indice d’un nouvel arrivant. Ca m’a d’ailleurs foutu une peur bleue quand, alors que je guettait l’arrivé du rookie, je suis tombé sur une paire de Queshua dans l’entrée. Encore un Français ! Ca m’a ensuite valu un bon coup de boule quand Mariane m’a fait remarquer que c’était les siennes.

Par contre peu plus tard on a trouvé une pair de… MacBoot !

Renseignement pris, c’est une marque de pompes de rando brésiliennes. Flatté de vivre dès lors avec une nationalité encore jamais côtoyée, je m’endors donc paisiblement dans les omoplates de ma douce. (Je sais pas si j’ai déjà évoqué l’épaisseur des murs ici, mais c’est comparable à un pare-soleil de voiture) Et alors vers 5h du matin, on entend, comme s’il s’adressait à nous de la piaule d’à côté, un pauvre américain geindre avec son pote au téléphone. Le pauvre n’arrivait pas à dormir.

Cinq minutes, puis les coups dans le mur inévitables de la part d’un gars qu’à pas envie de se lever pour expliquer poliment à l’inconnu que, si malgré l’isolation sonore pourrie on s’autorise tous une vie normale durant la journée, passé 2h du mat, on a tendance à devenir vieux cons !

Depuis je ne l’ai JAMAIS vu. Il passe le plus claire de son temps dans sa chambre à discuter sur Skype avec sa voix d’handicapé, Jeanne Moreau meet Truman Capote. Et surtout, lorsqu’il a le bon ton, la nuit venue, de se contenter de chatter sur Skype, il laisse quand même le petit son des messages entrant si agréable à toute la maisonnée endormie.

[audio:skype.mp3]

Vu que je profite de ses conversation il m’apparaît comme un américain bien nevrosé qui se fait chier ici, et qui compte bientôt retourner au Brésil (ah je suis pas fou !) si ses parents daignent lui payer le voyage, vu que son père n’a visiblement même pas offert de l’aider financièrement pour venir au Japon ! Salaud ! Je pense que c’est un peu le rebut dont la famille se désole et qui traitent ses proches comme de la merde, surtout son frère qui continue pourtant à l’appeler régulièrement.

En tout cas il me fait ma petite enquête, ça m’occupe de toute façon quand ses monologues interminables m’empêche de lire. J’en apprends avec ses gels douche et shampooing (cheveux dégarnis) Et puis on a un sujet de conversation avec Alex et Graham histoire de rigoler pour notre première virée ;)

Sinon petite update sur le Tokyo pourri, le Tokyo que j’évite toujours sauf quand la cops de Triston nous y emmène de force.

Alors le soir du départ de Mariane Laforest (je sais pas si j’en ai déjà parlée de cette colloc-là) un peu triste, j’ai pu compter sur TonTon McMillan pour m’emmener en virée avec deux de ses potes américains qui venaient le voir cette semaine-là. On est allé à Roppongi (déjà mauvais choix Roppongi, pour rappel c’est le quartier des étrangers ici, donc pas vraiment d’échanges japonais, le quartier typique nightlife américain, avec clubs, grosses pouffes et des trucs uniques : il y a des pickpockets, les seuls du Japon et surtout les Japonaises y portent des décolletés, chose très très rare et juste toléré parce qu’à Roppongi, elle on pèche le Gaijin !)

Bref, je m’en contente, content de sortir et on passe deux bonne heures à discuter, c’était la première fois que je voyais Triston sans autre teachers, c’était sympa ! Mais Justyna nous a rejoint, elle s’éclipsait d’une soirée à la con où elle a vite fait de vouloir nous traîner pour finir la soirée.

Donc on se pointe dans un espèce de bar tendance où un tiers des clients étaient habillés en rouge. Ils fêtaient une date exceptionnelle : l’anniversaire de LynLynne !

Une conne que personne connaît mais qui avait choisi de fêter son anniversaire de mon cul le même jour que la soirée promotionnelle des Whisky Chivas dont justement la couleur est rouge ! Quel coincidence dans le choix du Thème LynLynne ! Dommage que la moitiée de tes invités avaient été trainée de tous les coins de Roppongi pour goûter à bon frais le nouveau Chiva et n’avaient pas eu le temps de passer le rouge réglementaire (juste le badge scintillant CHIVAS donné à l’entrée) !

Donc j’ai passé ma soirée à poireauter avec mon Martini au Whisky à 1000 Y pendant que Justinya présentait Triston à ses potes Jet-Setters qui de toutes évidences ne la fréquentent que pour son look et son aptitude à ramener du monde « bien » dans leurs soirées. Z’ont dû être déçus par moi et les potes de Triston, surtout Dan, un fan du tour de France qui en plus de se faire chier avait carrément l’air mal à l’aise.

J’ai quand même pu saluer cette dinde de LynLynne qui m’a remercié d’être venu avec son acte mi-pute mi-cuite certainement bien détaillé dans son brief d’avant-soirée.

Je vais pas lui en vouloir à cette fille hein, après tout quand son agence lui propose d’être une fausse hôte de soirée, à la place du vieux pervers habituel, ça doit pas être une mauvaise nuit.

Donc un club qui se la joue avec des gens même pas là pour se montrer même si les accoutrement de rappeur/sugar daddy aidaient, mais surtout pour entretenir leur réseau avec lequel ils vivent leur pauvre vie de grignoteur de saucisses cocktail et cuites gratuites.

Je crois que le plus pitoyable c’était encore ce Français de Lille qui lui ne semblait même pas se taper ces soirées par intérêt : il bougeait son cul-bas en se plaignant du manque d’ambiance à l’autre Français de la soirée.

Voir ça à Paris ça me ferait chier, mais c’est presque instructif, ici ça m’a carrément saouler. Je veux bien voir cette connerie de Jet-Set, mais Japonaise bordel de merde ! En plus à Roppongi c’est trop facile, la communauté Gaijin doit pas dépasser les 10000 personnes, alors pour être célèbre et organiser des soirées, t’as pas besoin de sucer Massimo !

Non ça valait même pas un Zone-Interdite.

Voilà, il me semblait que cette mise à jour caca était nécessaire, en tout cas pour moi :) Je risque de passer une partie du Week-End à Futako avec Triston & Co ! Et j’ai un Thanksgiving prévu chez les Whites le week-end prochain… mais je crois que je commence à m’attacher Saint Mary Resort and Spa, la preuve j’ai même pas chier dessus aujourd’hui !

Cadeau mesquin :

[audio:dufus.mp3]

Demain sera plus rigolo ;)

Et bien d'autres